Yearbook Lycée Saint-Etienne : un projet lancé au CDI

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Bonjour Marion, alors les yearbooks sont bien arrivés ! Qu’est-ce que cela fait d’en tenir un entre vos mains après tout ce travail ? 
De la fierté pour commencer. J’étais élève dans ce lycée avant et en tant que lycéens on avait vraiment très envie d’avoir un yearbook comme dans les écoles anglo-saxonnes. Cela crée un vrai sentiment d’appartenance et comme le lycée St Etienne c’est un peu une famille, on trouvait dommage de ne pas avoir le traditionnel « album de famille ». Je voulais déjà lancer le projet l’an dernier quand je suis revenue en tant que documentaliste, mais comme c’était ma toute première année, j’avais trop de choses avec lesquelles me familiariser avant de débuter un projet comme le yearbook.

Maintenant que je les tiens entre les mains, je suis ravie du résultat. J’espère qu’il sera encore plus complet l’an prochain et que les élèves s’y investiront encore d’avantage. Eux aussi sont très contents du résultat, quant à mes collègues ils n’imaginaient absolument pas ça comme ça… Ils sont agréablement surpris et trouvent l’idée excellente.

Le numérique à l’école est au coeur de l’actualité. On entend beaucoup parler des tablettes tactiles, des ENT, etc. Vous qui évoluez au milieu des ouvrages imprimés d’un côté et des TICE de l’autre, pensez-vous que le projet yearbook puisse apporter un juste équilibre entre les deux ?
Un juste équilibre est le mot qui convient, car rien ne peut remplacer un livre : il a une odeur, un toucher…, le papier est une matière vivante qui évolue au fil des années ou des conditions de conservations.

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Et puis les élèves peuvent se laisser des petits mots à l’intérieur. Un texto ou un e-mail c’est bien, mais un mot de la main de quelqu’un, avec son écriture et ses particularités, c’est ce qui rend chaque yearbook unique. D’un autre côté l’application de Fusion Books rend la création du livre beaucoup plus simple et agréable que si nous devions le faire manuellement. Tout le monde peut y participer depuis son ordinateur. C’est beaucoup plus fluide.

En feuilletant votre yearbook, on remarque que la presse, le cinéma, l’histoire et la culture occupent une place très importante au lycée. Selon vous, un projet yearbook peut-il contribuer au développement des connaissances de vos élèves sur ces terrains ?
De nos jours, tout est accessible en un clic depuis internet. On trouve tout et n’importe quoi et les attentes ne sont plus les mêmes. Les temps d’attente surtout. Le dernier film à la mode vient de sortir au cinéma, et hop, on l’a déjà téléchargé. Idem, la une des journaux change tous les jours. C’est tellement rapide que l’on plus vraiment le temps de s’imprégner du sujet, d’en débattre et de l’analyser ce qui est pourtant essentiel pour le comprendre. L’avantage du yearbook, c’est qu’il nous a permis de revenir sur certains points culturels ou d’actualité.

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Comment on en parle, comment on l’illustre, quels sont les sens cachés, peut-on tout dire, à quoi cela fait référence, etc. J’ai lu dans vos autres interviews que certaines écoles ont réalisé leur yearbook en une semaine. Nous avons délibérément choisi de prendre notre temps et d’aller au fond des choses, de prendre en compte l’avis de chacun et d’explorer son point de vue. C’est parfois important de s’arrêter et de souffler un peu, de prendre son temps.

Vous avez mixé les formations (générales, professionnelles) et les générations (les écoles, le collège et le lycée du groupe). Vous avez également mis en avant des anciens dans les pages “Que sont-ils devenus ?”. En quoi le développement et le maintien de ces liens sont-ils nécessaires ?
Nous sommes une famille. Connaître nos élèves est une priorité. On ne peut pas les aider si on ne sait pas qui ils sont ni ce qu’ils traversent. Comme dans toutes les familles, il faut prendre le temps de partager des choses, de rire, de sévir et de rester ferme aussi. C’est plus facile de se comprendre et de se respecter quand on se connaît, et du coup, même le lycée terminé, on aime se revoir et échanger à nouveau.

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Sur le groupe, nous sommes environ une dizaine à avoir été élèves au Lycée St Etienne. L’année dernière, j’ai lancé « le forum des anciens », où nos anciens élèves, quelle que soit leur promo, viennent expliquer leurs études et leurs métiers aux 1res et terminales… Savoir que le médecin ou le barman qui nous parle s’est assis sur la même chaise et s’est posé les mêmes questions, les mêmes défis que nous… ça a un impact très différent sur les jeunes.

Revenons sur les aspects pratiques du projet. Sur combien de temps le projet s’est-il déroulé et combien de personnes ont participé ?
Il s’est déroulé sur plusieurs mois, peut-être 5 ou 6. On l’a commencé en début d’année, il a été mis un peu de côté au moment des bacs blancs et des voyages (on ne peut pas tout faire en même temps), puis on l’a repris vers le mois d’avril. Cinq ou six élèves se sont beaucoup investis et deux professeurs m’ont soutenue tout au long du projet, mais beaucoup ont apporté des photos, des anecdotes, un avis sur les pages et les photos… l’appli était souvent ouverte sur mon ordinateur et chacun pouvait donner son avis. Donc combien y ont vraiment participé, je ne sais pas précisément.

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Avez-vous travaillé sur les postes de l’écoles ou sur les ordinateurs personnels des participants ?
Aucune contrainte. Nous avons aussi bien utilisé les postes du CDI que nos ordinateurs respectifs.

Quelles difficultés avez-vous rencontré et qu’avez-vous fait pour les surmonter ?
La principale difficulté a été de faire comprendre aux gens ce qu’est un yearbook, en quoi il consiste et pourquoi je me suis lancée dans le projet. Comment je l’ai réellement surmonté ? En leur mettant le yearbook dans les mains la semaine dernière. Sinon le problème du financement s’est aussi posé. 25 € ça faisait trop pour les élèves et je n’étais pas très chaude pour financer le projet avec des encarts publicitaires. L’association des parents d’élèves nous a aidé financièrement et en nous laissant vendre des objets faits main sur leur stand du marché de Noël. Au final, les élèves s’en sont tirés avec un yearbook à 16 €. Ce qui est plus raisonnable.

Si vous deviez résumer l’intérêt pédagogique de ce projet auprès d’un autre professeur documentaliste, que lui diriez-vous ?
Que l’aventure vaut largement le coup. Que l’on partage beaucoup de bons moments. Il faut aussi être réactif pour ne pas louper les photos sympas, d’ailleurs les élèves se sont habitués à me voir avec l’appareil à la main. Je leur dirais que c’est aussi une occasion de resserrer les liens entre l’équipe, les élèves et d’approfondir certaines choses que l’on n’a pas toujours le temps de voir en cours. De porter un autre regard sur les uns et les autres, et sur ce que l’on vit ensemble au quotidien.

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De quoi méditer… Merci Madame Ancelot pour votre témoignage !

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After a degree in corporate journalism and 4 years in a publishing agency in Paris, Julien fell into digital. Passionate about content in general, he loves turning good ideas into practical tips & tricks. That's just one of the things he does at Fusion Yearbooks, as a Digital and Content Manager.

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