Rédaction : la loi de proximité

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Dans le journalisme, il y a une règle fondamentale qui s’applique parfaitement au yearbook : la loi de proximité. Qu’est-ce que c’est ? On pourrait résumer simplement avec la phrase culte de l’écrivaine Louise de Vilmorin : “Parlez-moi de moi, il n’y a que ça qui m’intéresse”.

Si vous voulez que votre yearbook ait du succès auprès des étudiants de votre école, qu’ils s’impliquent dans sa création et qu’ils en achètent un exemplaire, il faut que le contenu les touche de près. Qu’est-ce qui fait le succès de Facebook ou d’Instagram ? La possibilité de montrer qui nous sommes, ce que nous aimons et surtout le fait de voir que notre entourage nous apprécie pour tout cela. Pour le yearbook, c’est pareil. Voici quelques critères à garder en tête pour être sûrs de garder l’attention de vos lecteurs.

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PROXIMITÉ : les années étudiantes sont marquées par des amitiés, des lieux, des villes, des régions. Pensez à la presse régionale. Nous sommes toujours plus intéressés par quelque chose qui se passe près de nous. Et plus un fait s’éloigne, moins il nous touche. C’est ce qu’attendent vos lecteurs : choisissez en priorité des contenus qui les mettent en scène avec leurs cercles d’amis (montages photos, articles sur des activités). Listez les endroits qui comptent : cafétéria, cour de récré, salle de sport, bibliothèque, etc.. Gardez une place pour les endroits emblématiques locaux (ex : un étudiant venu d’ailleurs aura certainement été séduit par des caractéristiques ou spécialités locales, dont il appréciera le souvenir).

VIE ÉTUDIANTE : à l’école, on passe le plus clair de son temps en cours. Qu’est-ce qui peut être marquant : les profs (citations drôles par exemple), les ateliers, les projets, la préparation aux exams. Puis il y a tous les événements satellites : associations étudiantes, soirées, voyages scolaires, compétitions sportives. Pensez à mesurer la proportion que vous accordez à tel ou tel sujet dans le yearbook. Par exemple, si une seule classe est partie en voyage scolaire au bout du monde, ne consacrez pas la moitié du yearbook à ce sujet : toutes les autres classes s’en moquent ou en seront jalouses…

CHRONOLOGIE : l’année est ponctuée de moments importants. Evénements, examens, remise des diplômes, galas, etc. C’est ce qui intéressera le plus vos lecteurs. Pour autant, traiter des sujets d’actualité ou remettre la vie de l’école dans le contexte de son époque permettra à vos lecteurs de se re-situer dans l’histoire. A première vue, ce n’est pas très intéressant mais dans quelques années, cela pourra être très utile à vos lecteurs pour se rappeler de certains détails.

AFFECTIF : un yearbook, c’est aussi fait pour valoriser les acteurs de l’école. Vos lecteurs seront fiers de retrouver leurs réalisations, le résultat de leur apprentissage. Ils apprécieront de se remémorer les moments drôles, émouvants. Votre école, de son côté, attache beaucoup d’importance au sentiment d’appartenance développé chez les étudiants, tout comme au sérieux qui ressort de la publication. A vous de trouver le juste milieu qui correspondra à tout le monde.

Vous l’aurez compris, tout part du lecteur. Il faut privélégier ses centres d’intérêts pour qu’il s’intéresse au yearbook. Et plus vous vous en éloignez, plus vous prenez des risques…

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After a degree in corporate journalism and 4 years in a publishing agency in Paris, Julien fell into digital. Passionate about content in general, he loves turning good ideas into practical tips & tricks. That's just one of the things he does at Fusion Yearbooks, as a Digital and Content Manager.

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